samedi 5 avril 2008

Une adresse de posada á Morocoi

Nella nous avait recommandé la posada Morena's Place, Sector Playa Norte,815-0936 (pas le 0 XXX car si vous êtes dans la région ça ne sert à rien de préciser l'indice de celle-ci). On y est pas allé mais normalement les tarifs sont raisonnables et le patron peut venir vous chercher au terminal!

Les mangroves et îles de Morocoi


RDV à 9h30 à la panaderia Los Criollos (ça me fait pense qu'il faut que je ponde un post spécial pour le vocabulaire d'ici...). Il y a un service de launcha (petits bateaux)organisé par André et son associé-copain-aussi-bourré-que-lui-à-huit-dum' Norbert. Ce dernier nous rejoint et empoche nos sous, c'est parti! Une barque à moteur, une douzaine de gens, de la famille vénézuélienne au ptits couples , tous avec des glacières mode « supersize me » blindée de bière et de bouffe. On a l'air de quoi avec nos ptits dwichs et notre gourde de flotte? DE TOURISTES!!! Donc c'est parti pour les naviguer dans les mangroves et îles du PN (imp. de camper cf. message ci-dessous).
Passage devant l'île aux oiseaux (épatants avec leurs silhouettes de dragons), puis ptit arrêt à la piscine aunétoiles de mer (bof), le rocher aux saints (RAF à part celui qui nous fait triper parce que ressemble à Charlie Chaplin) et 1ère plage...
Pas mal de monde et location de transats à 35 Bsf et tout le toutim. Bienvenues à St Trop du Véné! On laisse tout ce beau monde à barboter près du bord pour s'élancer dans de l'eau, enfin, claire et à 25°, avec masques et tubas. Et là on comprend qu'on a bien fait de pas bouger! C'est, c'est... heureusement pour vous qu'on avait pas un appareil photo sous la main (déjà que je tape ce message avec plus d'un mois de retard parce que connexion pourrie et trop de tofs!). La flore est assez abîmée mais la faune. Pétard on a vu défilé tout l'aquarium de la Porte Dorée, excepté les piranhas et caïmans (ça vit dans l'eau douce ces sales bêtes).
Retour au bateau pour la « piscine »: zone d'eau peu profonde entre deux mangroves assez proches, protégée par une barrière de corail des grands courants, vous y trouverez une faune assez hétéroclites: gros beaufs et riches Véné venus avec leurs gros bateaux-ghetto-blastter, marchands ambulants en tout genre faisant preuve d'une imagination débordante pour présenter leur cochonneries à la surface de l'eau (alors qu'ils sont immergés jusqu'à la taille), les barques pleines de glacières de bouffe locale payable en CB photos à l'appui, le ... On quitte ces drôles de bestioles pour aller snorkler le plus loin possible de tout ce bordel et on va rigoler de tout ça avec les poissons.
Dernier arrêt sur la plage de CAYO SOMBRERO près de la très recommandée CHICHIVIRICI (prononcez 10 fois très vite en tournant sur vous même et bah ça marche bien). Quatre heures sur une plage de malade avec noix de coco à foison et barrière de corail. En apnée la première plage était bluffante, celle là nous laisse soufflés: des poissons disques tout modèles confondus, des poissons perroquets, des mérous! D'ailleurs en les suivant on a failli se faire choper dans une passe: zone de courant très fort due à un trou dans la barrière de corail et qui amène au large. En général c'est là que les requins se planquent pour gober le poisson qui peut s'orienter dans le courant. GLOUPS!!
Les poissons sont assez indolents vu que personne vient les faire chier, il suffit de s'immobiliser quelques secondes pour les voir se bagarrer, draguer, brouter les algues. Fascinant.
Retour sur la plage, orgie de cocos (que personne ramasse...), siestouille à l'ombre, tour de l'île, rebaignade et il est, déjà, temps de repartir pour soigner nos coups de soleils. Le retour est plutôt dur dans le bled minable mais ça vaut franchement le coup de claquer le budget de deux nuits de posada.
Demain retour à Caracas

vendredi 4 avril 2008

Départ pour MOROCOI

Notre ami de Mérida, Luis , après avoir fait un sondage téléphonique auprès de sa fille et de son fils nous a vivement recommandé le PN de MOROCOI pour ses plages. On quitte Coron en porpuesto pour TUCACAS (oh ben oui c’est rigolo !!)
Le village porte bien son nom et on débarque dans une posada qui correspond bien à l’ambiance… Enfin on c’est pas cher et on est pas là pour squatter dix ans.
Nos bagages déposé on part sur le port pour trouver la Sede du PN.
Échec, perdu, raté, nul, zéro, faux : le garde nous annonce que celui-ci est fermé au camping sauvage car les plages ont été si bien respectées pendant la semaine sainte que les nouvelles directives du parc interdisent le squattage jusqu’à nouvel ordre ! Combien de temps faut il à un peuple pour développer une conscience écolo ? Bah il est pas près d’ouvrir de nouveau ce parc.
Trop dégouté on rentre à la posada et André, le gérant chelou-bourré-H24, nous conseil un tour assez cher pour notre petit budget, 50 BsF par tête. Et comme il est hors de question de quitter la région sans voir une barrière de corail on accepte, cf. message suivant

jeudi 3 avril 2008

La Vela de Coro


Avec nos copines suisses allemandes rencontrées la veille à la posada, on a décidé de se faire une ptite virée au bord de la mer; La première sur les Caraïbes WWOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUHHHHHHHHHOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUU

On chope un bus près de la posada pour aller au terminal (plus de 2 kilomètres de marche) puis un taxi jusqu'à la plage de Vela de Coro, tout les porpuesto (taxi collectif) étant "full" comme qu'on dit ici. A 2.5 BsF chacun ça va...

Tchatchage intensif et sympathique entre moi et le chauffeur le temps du trajet. Et là grosse déception: l' eau est chaude mais marronasse car le vent très fort et très présent dans cette région (Coro = cité des vents en langage indigène) et les courants mélangent le sable à l'eau. Il paraït qu'en venant le matin elle est limpide; orgueil ou vérité? On va pas vérifier. En tout cas les poissons et crustacés sont peinards.

On traverse toute la plage à la recherche d'un endroit plus sympa pour notre première baignade mais rien à faire. Après une longue quête pour manger une glace retour à la posada.

BOF! BOF!

Les cataractes de HUEQUE


CATASTROPHE ! Les Vénézuéliens n’ayant aucune, mais alors aucune, conscience écologique le site est pourri par les ordures.
Voyez les photos…
Ca me fait penser qu’on va faire une catégories Les gens pour vous expliquer ce qu’on voit, du meilleur, au pire et en passant par l’insignifiant qui fait toute la différence entre les cultures

...

Fôret tropicale


Si vous faites le même itinéraire prévoyez de quoi manger et boire
Avec notre nouveau copain anglais et les copines suisses on se prépare pour une rando à 40 km de la ville. Direction les montagnes et la fôret.
On prend un porpuesto (10 BsF/ tête) et direction CURIMAGUA, pour le CAMINO REAL ou Chemin des Espagnols. Vous trouverez ces taxis devant le Mercado Nuevo
Devant nous 3-‘ heures de marche et trois grottes. Cyril trépigne…
Le chemin est magnifique, les oranges sauvages ne demandent qu’à être ramassées et dégustées, on se gave ! C’est une rando vraiment tranquille : un seul chemin à suivre (à peu près), prendre à gauche, après être passé devant la première grotte (inondée à ce moment là) qui se trouve sur la droite, pour accéder à la deuxième qui est UNBELIVIBLEBLE.
Après avoir largué l’anglais et Isa car le chemin devenait trop impraticable pour eux (ou salissant) on continue à trois pendant cinq minutes et là bim, une lumière au fond du tunnel qui éclaire une salle cathédrale reunbelivibleble. On aimerait bien continuer mais les filles ne doivent pas rentrer trop tard, un car à prendre, alors on laisse là cette grotte gigantesque, on apprendra plus tard, par Éric, quelle fait 35 km de long… Miam-miam on sent qu’on va revenir.
De nouveau sur le chemin principale c’est un régal pour les yeux, une végétation ultra dense, des dizaines d'espèces de papillons plus gros les un que les autres (Flo tu te rappelles les gros brun et bleu aux Canaries ? Bah les mêmes!) et des bruits inquiétants, excitants, on se croirait dans la BD Marsipulami ! C’est pas lui qui vient de crier là ?!
On espère que les photos restitueront une petite part du rêve.
Arrivés à CABUR on file vers les cataractes : prenez un car et surtout pas ces salauds de taxi, ça prend 20’ et 2 BsF/ tête
La suite dans le prochain message

mercredi 2 avril 2008

Los Medanos


On avait prévu, sur les conseils d'Éric, d’aller se balader dans la fôret équatoriale à quelques dizaines de km de là . Les négociations avec les taxis étant impossibles on décide alors d’aller dans le désert, LOS MEDANOS . Énervés on part à pied (il y a une demie heure de route) et on croise un vieux bonhomme, un peu chelou, qui nous propose de nous amener. Après avoir affronté des gens tête de lards c’était plutôt agréable.
Dans sa voiture il me sort avec quelques bagues et colliers en or : sa collection perso ! Bizarre bizarre. Je suis l’avant et Cyril est derrière lui sur ses gardes. Il nous dépose PLAZZA DE LA MADRE sans aucun problème, propos étrange et sans geste suspect, ouf ! Il existe plusieurs voies pour rentrer dans Los Medanos (si vous demandez le désert desierto on vous comprendra pas!) et celle là nous a été recommandée par notre ami Luis car plus excentrée de la ville.
Et c’est parti pour deux heures de marche en plein cagnard, heureusement que le vent souffle fort pour nous faire oublier le soleil de plomb, et oui comme deux gros malins on est dans le désert et il est 12h30.
Par contre quand on s’assied pour souffler, ça arrache. Avec la crème solaire et la sueur on se retrouve vite transformé en statue de sable. On pense voir la mer au loin pour se rendre compte après une heure de marche que c’était un mirage (grâce à la boussole, MERCI MARIE).
On bifurque vers la bonne direction jusqu’à ce qu’on arrive face à deux dunes couvertes d’arbres ras, de cactus et peuplé de chèvres sauvages, remplies de bruits d’oiseaux et probablement de serpent. Du coup après quelques mètres à moitié accroupis et enfin conscient du danger et enfin conscient du danger on fait demi tour (première chose intelligente de la journée).
Ceci sera confirmé par Éric : le coin serait habité par des serpents à sonnette sauteurs, jusqu’à un mètre quand même, et délivre une morsure mortelle. Non les mamans nous tapez pas !! On fera pire :-p




mardi 1 avril 2008

Manger dans la rue à Coro

  • Le jour pas de problème, vous trouverez ce que vous voudrez sur l'avenue principale. un "almuerzo Popular" vous coûtera environ 11 BsF pour un repas complet (poulet-riz-salade). Sinon les habituels empanadas, arepas, pastelitos et hamburgesas...

Le soir accrochez vous! IL N Y A STRICTEMENT RIEN ou des restaurants ce qui ne rentre pas dans notre budget :-(
Prévoyez d'aller dîner vers 18h30 grand max

  • Pour acheter à manger c'est bien galère. Le grand centre commercial est assez éloigné du centre de la ville, tout tout au bout de l'avenue commerçante. Les super mercado (là oùkon trouve du manger) sont difficiles à débusquer. Surtout quand les piétons s'obstinnent à vos dire n'importe quoi parce que, fierté oblige, ils vous indiquent n'importe quoi plutôt que de dire "Gne sais pas!"
Ptite anecdote: on m'avait indiqué un super marché chinois (et oui y en a plein ici aussi). Je demande à une, deux trois personnes... Finallement une dame me répond "mais pourquoi un super marché chinois, tu veux de la nourriture asiatique", je lui explique que non et là elle me dit "Y a pas de super marché chinois ici, mais y aun magasin pas loin qui s'appelle Hong Kong"...


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La posada el Gallo


Où le coq en français. Bé oui c'est un français qui la tient alors le coq, la France tout ça, vous voyez quoi!
Les gérants sont Eric et Nella et y a leur ptit pirate Ludovic en prime.
Lui c'est un compagnon-charpentier installé au Véné depuis 14 ans. Il a retapé entièrement se bâtiment, écroulé à l'époque.
C'est peu cher, té! 20 BsF par personne, pas de sdb dasn les chambres mais plusieurs sdb communes plus propres les unes que les autres et sans eau chaude. Pas besoin car on crève de chaud, et puis après les ruisseaux de La Culata même pas peur. Cyril est moins fan.

Il y a une cuisine commune, un frigo et un congélo rempli de bière fraîches (cocher une barre devant le numéro de votre chambre). TROP COOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLLLLLLLL

http://www.flickr.com/photos/7109922@N05/sets/72157604740881265/

Arrivée dans le désert!



On arrive á 6 heures du mat’ j’alpague une jeune écolière pour lui demander quel bus peut nous amener au centre ville. Comme d’hab’ ça ne coûte pas grand chose ( moins qu’un taxi en tout casArrivés au centre ville consternation... c’est assez délabré et le quartier colonial ne représente que quelques “quadros” (même organisation qu’á Merida
On se pose sur la place de la cathédrale et lá Cyril m’indique deux sacs-dos “touriste” deux mètres derrière nous . Je vais les voir: deux demoiselles suisses allemandes qui ont des guides (plus fiables que les notres) entre les mains
On décide de se rendre à la posada “El gallo” (le coq).


Apres s’être posé on se ballade dans la ville décidemment la cité ne nous convient plus.
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lundi 31 mars 2008

Première déchirure

On a quitté Luis ce soir, ce fut assez dur pour moi. J’avais retrouvé un grand pére Guido ici. Aprés trois jours de grandes discussions en francespagnol sur la linguistique, la politique, son bouquin et l’histoire du pays,... J’ai l’impression d’avoir laissé quelquechose de tré important. C’est la premiére déchirure du voyage. Il y en aura d’autres...

C’est parti pour 12 heures de buscama (bus de nuit) houleux: pentes et virages font que le voyage est dur a supporté.

dimanche 30 mars 2008

Une rando près de Merida


On est parti tout les trois (Cyril, Luis et moi) pour les montagnes au Nord Est de Merida: MUCURABA, MUCUCHÍES, APARTADEROS.

Lá une rando de deux trois heures, tranquillement car le mal des montagnes n’est pas loin (nausée, tête qui tourne, essoufflement rapide), même á, á peine, 3500 mètres. On arrive á la Lagune Noire, l’eau est assombrie par une algue, sur laquelle circule plein de légendes.

On y croise une famille entrain de ballader un ptiot autour de la lagune. Une sorte de baptême.

Une fois rentré en ville celle ci paraît sale et étouffante. Heureusement que l’appartement de Luis est assez retiré et que l’ambiance est paisible et studieuse (on se donne des cours dans nos langues natales respectives et réciproquement). Il m’offre un livre qu’il a écrit, sur la vie d’un curé-excommunié-coco-gréviste-agitateur (que du bon quoi) et nous écrit une dédicace en français. Puis j’écris, lis et dodo dans les bras de mon chéri.

http://www.flickr.com/photos/7109922@N05/sets/72157604435217219/

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